
L’expression camerounaise « j’ai ton macabo » signifie « je ne suis pas content de toi et je vais te le faire savoir », ou encore « je vais te rendre la vie difficile ». On sait aussi le macabo est un tubercule qui doit être cuit pendant longtemps, sinon il démange. Alors, quelqu’un aurait-il le macabo du chef Bangoua ? En effet, depuis la célébration de la « fête du macabo » le 5 novembre 2011, S.M. Djampou Tchatchouang Anick Julio, chef supérieur Bangoua, connaît une existence plutôt agitée, exactement comme un qui a mangé … du macabo cru.
Au lendemain de la chute spectaculaire sur les lieux des cérémonies, chute qui l’avait contraint à prononcer son discours assis, le chef Djampou a d’abord séjourné à l’hôpital protestant du village, dans des circonstances les plus troubles. En l’absence d’information fiables, les rumeurs les folles ont couru, faisant état tantôt d’une agression, tantôt d’une crise de surmenage. Depuis lors, le chef est absent de la chefferie. Les membres de sa cour sont muets comme des carpes, ce qui rajoute encore à la confusion. Une chose est sûre : le macabo royal n’est pas cuit à point à Bangoua. Affaire à suivre.

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